Déclaration de principes
Depuis les années 1990, les gouvernements qui se succèdent à Québec comme à Ottawa appliquent les mêmes vieilles recettes néolibérales : coupures dans les services publics et les programmes sociaux, privatisations, sous-traitance et partenariats public-privé (PPP), déréglementation et déresponsabilisation de l’État, gestion publique soumise aux exigences d’intérêts privés, poursuite du déficit zéro, etc. Cette marchandisation du bien commun et des services publics qui permet «de privatiser les profits et de socialiser les déficits» mène à la déconstruction d’un modèle de société fondé sur la solidarité.
Parallèlement, pour aller chercher l’appui des contribuables, nos gouvernements multiplient les baisses d’impôts. Mais nous ne sommes pas dupes : ces baisses d’impôts, souvent accompagnées de hausses de tarifs, ne profitent réellement qu’aux plus riches et aux grandes compagnies. La classe moyenne, les femmes, les personnes pauvres, les minorités visibles et les gens âgés paient le prix fort de ces mesures. D’ailleurs, en 2006, l’ONU a sévèrement blâmé les gouvernements canadiens et québécois parce qu’ils ont régressé dans l’application des droits économiques, sociaux et culturels pour l’ensemble des citoyenNEs. En poursuivant dans la même direction, nos gouvernements ne font qu’aggraver la situation.
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